Aller au contenu principal

Arnaque au faux héritage

Danger: 3/5

HybrideCourante

Plateformes

EmailFacebookMeeticTinder

Cible

50+

Perte moyenne

2 000 – 20 000 €

Fréquence

Courante

L'escroc prétend avoir un héritage bloqué et demande votre aide financière pour le débloquer, promettant de partager la somme avec vous.

Comment ça fonctionne

  1. La relation préalable :L'escroc construit d'abord une relation amoureuse solide avec la victime, souvent sur plusieurs semaines ou mois. Il se présente généralement comme une personne modeste et travailleuse, ce qui rend la révélation ultérieure de l'héritage d'autant plus crédible et excitante.
  2. La révélation de l'héritage :L'escroc confie à la victime qu'il vient d'apprendre l'existence d'un héritage important : un parent éloigné décédé, une propriété familiale, un compte bancaire oublié, des lingots d'or dans un coffre. Le montant est toujours conséquent : 200 000 à plusieurs millions d'euros.
  3. Les « frais administratifs » :L'héritage est bloqué. Pour le débloquer, il faut payer des frais : taxes successorales, frais de notaire, honoraires d'avocat, droits de douane, frais de transfert international. Les montants sont modestes par rapport à l'héritage prétendu (1 000 à 5 000 euros pour un héritage de 500 000 euros).
  4. La promesse de partage :L'escroc promet de partager l'héritage avec la victime une fois les fonds débloqués. « On va commencer notre vie ensemble avec cet argent ». Cette promesse transforme le paiement en « investissement » dans l'esprit de la victime.
  5. L'escalade des frais :Chaque paiement résout un problème mais en révèle un nouveau. Les frais de notaire sont payés, mais la banque exige un certificat fiscal. Le certificat fiscal est obtenu, mais il faut payer une taxe de transfert international. La spirale ne s'arrête jamais.
  6. Les faux documents :Pour renforcer la crédibilité, l'escroc fournit des documents officiels falsifiés : actes notariés, certificats de dépôt, lettres d'avocats, relevés bancaires montrant le solde de l'héritage. Ces documents sont souvent convaincants mais contiennent des erreurs détectables.

Les signes pour le détecter

  • Un héritage réel ne nécessite jamais que le bénéficiaire paie des frais avant de recevoir les fonds. Les frais sont déduits du montant de l'héritage.
  • Les documents fournis contiennent souvent des fautes d'orthographe, des logos de mauvaise qualité ou des formats inhabituels.
  • L'avocat ou le notaire mentionné est introuvable dans les annuaires professionnels officiels.

Exemple type

Françoise, 58 ans, est en relation depuis quatre mois avec « William », un homme d'affaires sud-africain rencontré sur un site de rencontres. Leur relation est solide, les échanges quotidiens, les projets de vie commune bien avancés.

Un jour, William lui annonce une nouvelle extraordinaire : un oncle éloigné décédé au Royaume-Uni lui a laissé un héritage de 1,2 million d'euros. Mais les fonds sont bloqués dans une banque à Londres. Pour les débloquer, il faut payer 3 500 euros de « frais de succession internationaux ». William n'a pas cette somme disponible immédiatement (son argent est « immobilisé dans des investissements »).

Il propose à Françoise d'avancer les frais. En échange, il partagera l'héritage avec elle : 600 000 euros chacun. Françoise accepte et envoie 3 500 euros. Une semaine plus tard, l'« avocat » de William (un certain « Barrister Thompson ») envoie un e-mail confirmant la réception et informant qu'une taxe anti-blanchiment de 5 200 euros est maintenant requise par la Financial Conduct Authority.

Françoise paie encore. Puis viennent les frais de transfert international (2 800 euros), l'assurance sur le transfert (1 500 euros), les frais de change (900 euros). En trois mois, Françoise a versé 13 900 euros. L'héritage n'arrive jamais. Quand elle cherche « Barrister Thompson » en ligne, elle ne trouve rien. William cesse de répondre.

Que faire si vous êtes victime

  1. Cessez tout paiement immédiatement.Les frais supplémentaires ne débloqueront jamais l'héritage car il n'existe pas.
  2. Conservez tous les documents reçus :e-mails de l'« avocat », faux certificats, reçus de virement, conversations.
  3. Contactez votre banque pour signaler la fraude et tenter de bloquer les virements récents.
  4. Déposez plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou via la plateforme THESEE.
  5. Appelez France Victimes au 116 006 (appel gratuit, 7j/7).
  6. Contactez Info Escroqueries au 0 805 805 817 (appel gratuit).

Besoin d'aide professionnelle ?

Nos experts analysent les profils suspects et vous accompagnent dans votre situation.

Diagnostic écrit 89 €
Consultation stratégique 249 €
Besoin d'aide professionnelle ?

À lire aussi