Victime d'une arnaque sentimentale : que faire
Guide étape par étape : couper le contact, rassembler les preuves, contacter sa banque, porter plainte via THESEE, et se faire accompagner. Avec les articles du Code pénal applicables.

Les premières heures après la prise de conscience comptent plus que tout le reste. Si vous lisez ces lignes maintenant, vous n'êtes ni naïf, ni isolé : vous êtes simplement la cible d'une arnaque industrielle. Les sept étapes de ce guide sont celles que je donne à chaque personne qui me contacte dans cette situation.
Valentin, depuis MoscouVous venez de réaliser que la personne avec qui vous échangiez en ligne n'existe pas. La découverte est brutale. Ce guide vous accompagne étape par étape dans les actions concrètes à entreprendre, le dépôt de plainte en France canal par canal, les recours juridiques disponibles et les ressources d'aide existantes.
Étape 1 : Couper tout contact immédiatement
La première réaction de nombreuses victimes est de confronter l'escroc, de tenter de négocier le remboursement ou de chercher des explications. C'est compréhensible, mais contre-productif. L'escroc est un manipulateur professionnel : toute prolongation du contact lui offre de nouvelles opportunités d'exploitation.
Ce qui peut se passer si vous maintenez le contact :
- L'escroc invente une nouvelle urgence pour obtenir davantage d'argent
- Il tente le chantage émotionnel (« si tu m'abandonnes, je me fais du mal »)
- Il utilise des photos ou vidéos intimes pour du chantage (sextorsion)
- Il transmet vos données personnelles à d'autres escrocs qui vous recontacteront sous une autre identité
Action : bloquez le numéro de téléphone, le profil sur la plateforme de rencontre, l'adresse email et tout autre canal de communication. Ne répondez à aucune tentative de reprise de contact, y compris via un numéro ou un profil différent.
Si vous lisez ces lignes pour un père ou une mère qui défend encore la personne derrière l'écran, commencez par notre guide pour aider un parent pris dans une arnaque sentimentale qui refuse de vous croire : couper le contact ne marche que le jour où il y est prêt.
Étape 2 : Rassembler les preuves
Avant de bloquer l'escroc et de supprimer les conversations, conservez un maximum de preuves. Ces éléments seront indispensables pour le dépôt de plainte et, dans certains cas, pour les démarches bancaires de contestation. Plus le dossier est complet, plus l'enquête a de chances d'aboutir.
Liste des éléments à sauvegarder :
- Captures d'écran des conversations : horodatées, incluant le nom ou le pseudo du profil
- Photos et vidéos reçues : elles pourront servir à identifier les images volées
- Numéros de téléphone utilisés, y compris les numéros WhatsApp et Telegram
- Adresses email
- Noms et URL des profils sur les plateformes de rencontre et réseaux sociaux
- Relevés bancaires : virements avec dates et montants, achats de coupons PCS ou Neosurf, paiements en cryptomonnaie
- Coordonnées bancaires de l'escroc : numéros de comptes (IBAN) vers lesquels l'argent a été envoyé
- Reçus Western Union / MoneyGram, incluant le MTCN (numéro de suivi du transfert)
- Tout document envoyé par l'escroc : faux passeports, faux ordres de mission (signature de l'arnaque au faux militaire), faux certificats médicaux (scénario de la fausse urgence médicale)
- Toute trace de la fausse plateforme d'investissement, s'il s'agit d'une arnaque à l'abattage du cochon
Si un doute subsiste sur l'identité réelle de votre interlocuteur, ou si le dossier mérite d'être étayé avant la plainte, un détective privé peut mener des vérifications dans un cadre légal et remettre un rapport à joindre à vos preuves. L'agence Agora Détectives détaille ce qu'une enquête peut établir face à une arnaque sentimentale. Vérifiez toujours que l'enquêteur dispose d'une autorisation d'exercice délivrée par le CNAPS, et écartez celui qui vous contacte de lui-même ou promet de récupérer votre argent.
Étape 3 : Contacter sa banque
Prenez contact avec votre banque dès que possible, signalez la fraude à votre conseiller et demandez un suivi écrit de votre signalement. Les actions possibles, et les chances de récupérer les fonds, dépendent du mode de paiement utilisé :
- Virement (SEPA ou international) : c'est le cas où la récupération est la plus probable, à condition d'agir très vite. Un recall (demande de retour des fonds) peut être initié par votre banque dans les heures suivant un virement SEPA. Un virement international peut parfois être bloqué s'il n'a pas encore été crédité sur le compte destinataire. Le succès dépend de la rapidité d'action et du fait que les fonds n'aient pas encore été retirés par le bénéficiaire.
- Carte bancaire : faites opposition immédiatement si vous avez communiqué vos données de carte. Contestez les paiements frauduleux via la procédure de chargeback (rétrofacturation), plus efficace si le paiement a été effectué auprès d'un commerçant identifiable. Les délais de contestation varient selon les banques, mais sont généralement de 8 à 13 semaines après la transaction.
- Western Union / MoneyGram : si le transfert n'a pas encore été retiré, contactez l'opérateur pour tenter une annulation. Ces transferts sont souvent encaissés en quelques minutes ; une fois les fonds retirés, la récupération est quasi impossible. Signalez néanmoins la fraude à l'opérateur, qui tient des bases de données de comptes suspects.
- Coupons prépayés (PCS, Neosurf, Transcash) : contactez l'émetteur. Si les codes n'ont pas encore été utilisés, un blocage est parfois possible.
- Cartes cadeaux (iTunes, Google Play, Amazon, Steam) : la récupération est impossible. Les codes sont utilisés immédiatement ou revendus sur des marchés parallèles : c'est le mode de paiement le plus défavorable pour la victime, comme le détaille notre fiche sur l'arnaque aux cartes cadeaux.
- Cryptomonnaies : les transactions sont pseudonymes et irréversibles. Même avec une analyse de la blockchain, les chances de récupération sont très faibles, surtout si les escrocs ont utilisé des techniques de « mixing » pour brouiller les pistes. Conservez les adresses de portefeuille et les hash de transaction pour les enquêteurs.
Dans tous les cas, changez vos mots de passe bancaires et faites opposition sur toute carte compromise.
Étape 4 : Porter plainte
La honte retient beaucoup de victimes au moment de porter plainte. Elle ne devrait pas : les forces de l'ordre sont formées à ce type de criminalité et connaissent les mécanismes de manipulation utilisés par les escrocs. Personne ne vous jugera. Vous n'êtes pas responsable de ce qui vous est arrivé : l'escroc est le seul coupable.
En France, trois options s'offrent à vous pour déposer plainte. Le dépôt de plainte est gratuit et les forces de l'ordre sont tenues de recueillir votre plainte, quel que soit le montant du préjudice.
Option A : La plateforme THESEE (en ligne)
THESEE (Traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries) est la plateforme officielle du ministère de l'Intérieur pour le dépôt de plainte en ligne concernant les escroqueries sur internet, arnaques sentimentales comprises. Ouverte en 2022 et accessible 24h/24 via service-public.fr, elle permet de déposer une plainte complète sans se déplacer. La démarche se déroule en six temps :
- Accédez à la plateforme : sur service-public.fr, recherchez « THESEE » ou « plainte en ligne pour escroquerie ». Elle est aussi accessible depuis le site du ministère de l'Intérieur.
- Identifiez-vous avec FranceConnect : si vous n'avez pas encore de compte, créez-le avec vos identifiants Ameli, impots.gouv.fr ou La Poste.
- Sélectionnez le type d'infraction : choisissez « escroquerie », puis précisez qu'il s'agit d'une arnaque sentimentale en ligne.
- Décrivez les faits dans l'ordre chronologique : date du premier contact, montants versés, moyens de paiement utilisés et coordonnées de l'escroc (pseudonyme, numéro de téléphone, adresse email, comptes bancaires).
- Joignez les preuves rassemblées à l'étape 2 : captures d'écran des conversations, reçus de virements, profils utilisés par l'escroc, emails reçus.
- Validez et suivez votre plainte : une fois soumise, elle est enregistrée et transmise directement au service d'enquête compétent. Vous recevez un numéro de suivi qui permet d'en suivre l'avancement en ligne.
Avantage : vous rédigez votre plainte à votre rythme. Elle a la même valeur juridique qu'une plainte déposée en commissariat et elle est traitée par des enquêteurs spécialisés en cybercriminalité.
Option B : Commissariat de police ou brigade de gendarmerie
Vous pouvez vous rendre dans le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie de votre choix : l'agent est légalement tenu de recevoir votre plainte, quel que soit le lieu où l'infraction a été commise. Pour que le dépôt soit le plus efficace possible, apportez :
- Une pièce d'identité : carte d'identité ou passeport en cours de validité.
- Un récit chronologique rédigé à l'avance : quand le contact a-t-il commencé ? Quand les premières demandes d'argent sont-elles apparues ? Quels montants ont été envoyés, et à quelles dates ?
- Les preuves rassemblées à l'étape 2, imprimées ou copiées sur clé USB, en particulier les relevés bancaires et les coordonnées de l'escroc, IBAN compris.
Pendant l'audition, soyez factuel et précis. Expliquez :
- Comment et où vous avez été contacté (site de rencontre, réseau social)
- La chronologie de la relation et de la manipulation
- Les montants envoyés, les dates et les modes de paiement
- Ce qui vous a fait réaliser qu'il s'agissait d'une arnaque
- Tout élément permettant d'identifier l'escroc
Option C : Courrier au procureur de la République
Vous pouvez adresser un courrier de plainte directement au procureur de la République du tribunal judiciaire de votre domicile, en complément ou à la place d'une plainte en commissariat. Cette option est utile si vous souhaitez laisser une trace écrite détaillée, ou si votre plainte a été refusée en commissariat (ce qui ne devrait pas arriver mais se produit parfois dans la pratique). Le courrier doit contenir :
- Vos coordonnées complètes (nom, prénom, adresse, téléphone, email)
- L'objet : « Plainte pour escroquerie (article 313-1 du Code pénal) »
- Un récit détaillé et chronologique des faits
- Le montant total du préjudice financier
- La liste des preuves jointes en annexe
- La formule « Je porte plainte contre X pour escroquerie et sollicite l'ouverture d'une enquête »
- La date et votre signature
Envoyez-le en recommandé avec accusé de réception et conservez une copie de l'intégralité du dossier.
Les infractions visées : ce que dit le Code pénal
En droit français, les arnaques sentimentales relèvent de plusieurs qualifications pénales selon les circonstances.
Escroquerie (article 313-1 du Code pénal). C'est la qualification la plus fréquemment retenue : « L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque. » L'arnaque sentimentale coche toutes ces cases : fausse identité, fausse relation, manœuvres de manipulation. Peines encourues : 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Elles sont portées à 7 ans et 750 000 euros en cas de circonstances aggravantes, comme la vulnérabilité de la victime, et à 10 ans et 1 000 000 euros en bande organisée.
Abus de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal). Lorsque la victime se trouve dans une situation de vulnérabilité particulière (âge, maladie, infirmité, déficience physique ou psychique, état de grossesse, situation de détresse), l'abus de faiblesse peut être caractérisé : il consiste à exploiter cet état pour obtenir des actes ou des engagements gravement préjudiciables. Cette qualification est pertinente lorsque l'escroc a ciblé une personne vulnérable. Peines encourues : 3 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende.
Chantage (article 312-10 du Code pénal). Lorsque l'escroc menace de diffuser des photos ou vidéos intimes obtenues pendant la relation (sextorsion), le délit de chantage, qui consiste à obtenir quelque chose par la menace de révéler des faits compromettants, s'ajoute à celui d'escroquerie. Peines encourues : 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Si la menace est mise à exécution, les peines sont portées à 7 ans et 100 000 euros.
Atteinte à la vie privée (article 226-1 du Code pénal). Si l'escroc a enregistré des conversations privées, capté ou transmis des images intimes sans votre consentement, cette qualification s'ajoute aux précédentes. Peines encourues : 1 an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Étape 5 : Signaler le profil et protéger vos données
En parallèle du dépôt de plainte, signalez le profil de l'escroc sur la plateforme de rencontre ou le réseau social où vous l'avez rencontré. La plupart des plateformes disposent d'un bouton « Signaler » accessible depuis le profil de l'utilisateur.
Indiquez le motif « Arnaque / Escroquerie » ou « Faux profil ». Ce signalement contribue à faire supprimer le profil et à protéger d'autres utilisateurs. Deux plateformes publiques complètent ce signalement :
- Pharos (internet-signalement.gouv.fr), pour les contenus illicites en ligne ;
- Signal Spam (signal-spam.fr), pour les emails frauduleux.
Si vous avez partagé des documents d'identité avec l'escroc, surveillez toute utilisation frauduleuse de vos données personnelles : elles peuvent être réutilisées par d'autres escrocs. Les données collectées et les recours sont détaillés dans notre fiche sur le vol d'identité par arnaque sentimentale.
Étape 6 : Appeler France Victimes et Info Escroqueries
Deux numéros gratuits vous accompagnent dans vos démarches, avant comme après le dépôt de plainte.
France Victimes : 116 006
Le 116 006 est le numéro national d'aide aux victimes, géré par la fédération France Victimes. Il est gratuit, confidentiel et accessible 7 jours sur 7. Les écoutants sont des juristes et des psychologues formés à l'accompagnement des victimes d'infractions pénales. Ils peuvent vous aider à :
- Comprendre vos droits et les démarches à entreprendre
- Préparer votre plainte
- Vous orienter vers une association d'aide aux victimes proche de chez vous (les associations locales sont référencées sur france-victimes.fr)
- Bénéficier d'un soutien psychologique d'urgence
- Vous accompagner dans la procédure judiciaire
Info Escroqueries : 0 805 805 817
Ce numéro vert, gratuit depuis un poste fixe ou mobile, est géré par la police judiciaire. Des agents spécialisés vous écoutent, vous conseillent et vous orientent dans vos démarches, du lundi au vendredi de 9h à 18h30.
Cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme gouvernementale d'assistance et de prévention des risques numériques, complète ces deux lignes.
Étape 7 : Se faire accompagner psychologiquement
L'impact psychologique d'une arnaque sentimentale est souvent sous-estimé, y compris par les victimes elles-mêmes. Au-delà de la perte financière, la trahison émotionnelle provoque fréquemment :
- Un sentiment de honte intense et d'auto-culpabilisation
- Une perte de confiance en soi et dans les autres
- Des symptômes dépressifs (troubles du sommeil, perte d'appétit, retrait social)
- De l'anxiété et de l'hypervigilance dans les relations futures
- Dans les cas les plus graves, des idées suicidaires
Consulter un psychologue ou un psychiatre n'est pas un signe de faiblesse. Les professionnels spécialisés dans le traumatisme et la victimologie disposent de techniques éprouvées pour accompagner la reconstruction. Votre médecin traitant peut vous orienter, et le dispositif « Mon soutien psy » permet de bénéficier de séances remboursées par l'Assurance maladie.
Après la plainte : enquête et chances de récupération
La transparence impose de le dire clairement : dans la majorité des cas, l'argent envoyé à un escroc ne sera pas récupéré. Mieux vaut aussi savoir à quoi ressemble une enquête pour arnaque sentimentale, afin de ne pas prendre son silence pour un abandon.
Des délais qui se comptent en mois
Les enquêtes pour cybercriminalité sont longues. Entre le dépôt de plainte et les premiers résultats, il faut compter plusieurs mois, parfois plusieurs années : les services sont souvent saturés et les dossiers complexes. Cela ne signifie pas que votre plainte est ignorée. Elle est intégrée dans un processus d'investigation qui prend du temps.
Le traçage de l'argent
Les enquêteurs peuvent tracer les flux financiers (virements bancaires, transactions par carte, transferts Western Union) et les banques sont tenues de coopérer avec la justice. Mais les escrocs utilisent des identités fictives et des comptes ouverts sous de faux noms, souvent via des « mules » financières, ces intermédiaires dont les comptes servent de relais. Une victime qui multiplie les virements peut d'ailleurs être elle-même soupçonnée de blanchiment : le père de Fanny, 81 ans, a été convoqué comme suspect après plus de 200 virements internationaux, comme le raconte le témoignage de sa fille. Leurs circuits traversent plusieurs pays, et les moyens de paiement qu'ils imposent (Western Union, coupons prépayés, cryptomonnaies) sont conçus pour être irrécupérables.
La coopération internationale
Les fonds sont transférés à l'étranger en quelques heures. La majorité des escrocs sentimentaux opèrent depuis l'Afrique de l'Ouest (voir notre guide complet sur les brouteurs), l'Asie du Sud-Est ou l'Europe de l'Est, souvent depuis des pays avec lesquels la coopération judiciaire est limitée. La coopération policière internationale existe (Interpol, Europol, commissions rogatoires internationales), mais elle est lente et soumise à la bonne volonté des pays concernés : certains coopèrent efficacement, d'autres beaucoup moins. Malgré ces difficultés, des réseaux d'arnaqueurs sont régulièrement démantelés.
Ce qui reste récupérable
Des récupérations partielles sont possibles dans certains cas, notamment lorsque le virement est récent (recall bancaire), lorsque l'escroc est identifié dans le cadre d'une enquête plus large, ou lorsque des avoirs criminels sont saisis. Porter plainte maximise vos chances, même si elles restent faibles.
Si vous lisez cet article parce que la situation est déjà engagée, parler à un conseiller en visio permet de poser un cadre, de prioriser les démarches, de structurer le dossier de plainte et d'identifier les pièces utiles, sans la pression de l'urgence.
Sources
- Code pénal, articles 313-1 (escroquerie), 223-15-2 (abus de faiblesse), 312-10 (chantage) et 226-1 (atteinte à la vie privée). Legifrance.gouv.fr.
- Code de procédure pénale, article 15-3 (obligation de recevoir les plaintes). Legifrance.gouv.fr.
- Ministère de l'Intérieur (2024). Plateforme THESEE : mode d'emploi et procédure de dépôt de plainte en ligne.
- Service-public.fr (2024). « Comment porter plainte ? »
- Cybermalveillance.gouv.fr (2024). « Arnaque sentimentale : réagir et porter plainte » et guide d'assistance aux victimes d'arnaques sentimentales.
- France Victimes (2024). Dispositif national d'aide aux victimes (116 006) et guide d'accompagnement des victimes d'escroqueries en ligne.
- Banque de France. Procédures de recall et de contestation de paiements.
- Direction générale de la police nationale. Recommandations aux victimes d'escroqueries en ligne.

Valentin Le Normand
Entrepreneur français basé à Moscou. Installé en Russie depuis 2021, fondateur d'une agence matrimoniale internationale en 2022.
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